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France: Malgré l’annonce faite aux responsables des cultes, l’Élysée dément un projet de loi sur la fin de vie en deux textes distincts

Le palais de l'Elysée.
© Leïnadmar / Wikimedia Commons - Le palais de l'Elysée
L’aide active à mourir et les soins palliatifs ne seront pas des sujets séparés dans le projet de loi sur la fin de vie, assure l’Elysée. La promesse aurait pourtant été faite par Emmanuel Macron aux responsables des cultes le lundi 8 janvier.
Evangéliques.info

Il y aurait eu un quiproquo lors des vœux d’Emmanuel Macron aux responsables des cultes, qu’il a reçus à l’Elysée le lundi 8 janvier. L’entourage du président de la République a assuré à la presse que le projet de loi sur la fin de vie ne comporterait bien qu’un seul texte axé à la fois sur l’aide active à mourir et sur le développement des soins palliatifs, et non deux textes distincts. Pourtant, «le président nous a clairement dit qu’il y aurait une loi de stratégie décennale de soins palliatifs en France et qu’il reverrait les cultes ensuite pour évoquer les contours du projet de loi sur l’aide active à mourir», a déclaré Christian Krieger, président de la Fédération protestante de France (FPF), au Figaro le 9 janvier. L’annonce avait également été relayée le jour-même par La Croix, Public Sénat, France Info et Le Figaro lui-même parmi de nombreux autres quotidien nationaux.

Des contradictions qui font réagir

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Entretemps, la promesse désormais caduque a fait réagir et couler de l’encre. Pour sa part Claire Fourcade, présidente de la SFAP (Société française d’accompagnement et de soins palliatifs), estime qu’une telle dissociation permettrait de légitimer «l’absence de continuum entre le soin et l’aide active à mourir». A l’inverse, l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) s’est inquiétée de cette possibilité dès qu’elle a été formulée. Hier, son président Jonathan Denis s’est par ailleurs montré las de l’hésitation apparente d’Emmanuel Macron quant à ce projet de loi depuis l’année dernière. Dans une lettre ouverte qu’il a publiée sur les réseaux sociaux, il a affirmé: «Il est temps que le président assume ce qu’il souhaite faire, qu’il prenne des engagements et qu’il les tienne.» 

Dissocier aide active à mourir et soins palliatifs dans le projet de loi sur la fin de vie est une demande récurrente des responsables chrétiens et juifs en France, ainsi que de l’ensemble des soignants. Cela éviterait aux députés, à l’avenir, d’avoir à voter pour ou contre une évolution de la loi dans les deux domaines à la fois.

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