France: Le mouvement Torrents de vie accusé de proposer des thérapies de conversion

Lors d’un séminaire de Torrents de vie en Provence, la journaliste de BFMTV a assisté à ce qu’elle considère être une «thérapie de conversion»: dans un enregistrement diffusé le 30 août, on peut entendre des termes comme «prière de renonciation» ou «guérir» concernant l’orientation sexuelle, alors que le but annoncé par les organisateurs était de se «libérer des dépendances affectives, du mal-être et de la pornographie». L’association, qui a déjà fait l’objet d’une enquête en 2019 à ce sujet, risquerait la dissolution puisque la loi prévoit jusqu’à deux ans de prison et 30 000 euros d’amende pour la pratique illégale des thérapies de conversion.
Un appel aux sanctions
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A ce sujet, Bérangère Couillard, ministre chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, a publié sur son compte X (anciennement Twitter): «Je demande immédiatement à la @DILCRAH (Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT) de saisir le procureur de la République pour enquêter sur les agissements de Torrents de vie.» De plus, elle a tenu à s’exprimer lors d’une interview pour BFMTV, justifiant sa demande ainsi: «Les Eglises dissimulent des thérapies de conversion derrière les termes « accompagnements spirituels » et « difficultés personnelles ».» Avec ce reportage, elle souhaite «apporter un commencement de preuve au procureur de la République» puisque jusqu’à maintenant, aucune plainte n’a été déposée contre Torrents de vie.
En outre, à la question du journaliste demandant si elle souhaite interdire les activités de Torrents de vie, la ministre répond: «C’est compliqué, ils ne font pas que des thérapies de conversion et encore faut-il prouver qu’ils en font». Cependant, elle affirme vouloir la dissolution de Torrents de vie. De plus, Sonia Backes, secrétaire d’Etat chargée de la citoyenneté en France, a demandé à Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) «d’étudier toutes les voies d’action possibles pour sanctionner l’association Torrents de vie et ses responsables.»
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